Taille japonaise, concept et propriété intellectuelle

        Je vais de ce pas vous raconter une petite histoire…

Ce week-end, j’étais présente sur le stand d’un salon, et j’ai été confrontée à une situation qui, je vous l’avoue, m’a laissée aux premiers abords, perplexe… !
Un individu, qui n’a même pas pris la peine de se présenter, est venu tout exprès uniquement pour me dire que j’avais PRIS le concept de son ami… ! Quelle dévotion !
Saviez-vous, vous, que la taille japonaise avait été inventée par un français ? Moi, j’étais persuadée qu’elle était originaire du Japon !!!
Mais … trêve de plaisanterie…

Je suis désolée, mais je nous vois mal ré-inventer la roue chaque jour… Des concepts, des milliers de gens en inventent chaque jour… Moi, la première. Le jardin sec miniature, le pré-niwaki, le sécateur-ciseaux, les bienfaits thérapeutiques du jardinage … et j’en passe. D’autres se les ont déjà appropriés … Et alors… ! Je ne vais pas les voir en leur disant : “Oh là là, vous m’avez pris mon concept !”  Au contraire, cela me rend plutôt fière, tout comme les Japonais qui ne m’ont jamais dit non plus « Vous m’avez pris mon concept ! » mais qui sont fiers que la taille japonaise suscite de l’intérêt dans le monde.

Mon dieu que ces gens doivent être malheureux, gouvernés ainsi par leur ego, toujours à l’affût de ce que les autres pourraient leur prendre. D’évidence, ils ne connaissent pas l’une des lois fondamentales de l’intelligence universelle « Plus tu donnes à tous les niveaux et plus tu reçois ».

Je pense donc que le moment est venu de remettre les choses à leur juste place … Et je vais donc vous expliquer ici comment cela s’est réellement passé pour moi.
J’ai découvert la taille japonaise, il y a environ une dizaine d’années, après une quinzaine d’années à tailler des multitudes d’arbres pour différents types de culture. Concernant la création des niwaki, je me suis informée sur tout ce qui se faisait ici en France, outre-Atlantique, outre-Manche et je suis allée me former au Japon. Je me suis inspirée de tout ce qui me convenait et j’ai mis de côté tout ce qui ne me convenait pas, parfois chez la même personne. Au fur et à mesure, j’ai placé tout cela ensemble dans mon grand chapeau, puis j’ai secoué, j’ai retravaillé le tout, je l’ai synthétisé, fait évoluer, et ressorti pour l’investir avec mon propre style. Puis, j’y ai ajouté de la profondeur, en le mettant à la portée de tous ceux et celles qui aiment la beauté, le luxe et le raffinement, afin qu’il ne reste pas seulement réservé aux professionnels ou à une élite fortunée et superficielle se gargarisant d’art conceptuel …

A partir du moment où on l’a retravaille, où on l’investit avec son propre style, il n’y a aucune raison qui s’oppose au fait de s’inspirer d’une idée. C’est quand on copie bêtement sans se fatiguer, que cela n’a vraiment aucun intérêt. Ce dernier comportement n’apporte rien et certainement pas la réussite. Car l’intelligence universelle, l’univers, la Vie (peu importe le nom qu’on lui donne) récompense ceux qui « mouillent leur liquette »… ! Une idée, un concept n’est pas encore une marque, ce n’est pas un logo, ce n’est pas une œuvre manuscrite, photographique ou autre, protégée par les lois de la propriété intellectuelle. Ces choses là par contre ont besoin d’être protégées. Et oui, il y a quand même un minimum à protéger concernant une entreprise, vu le nombre d’individus fainéants et indélicats … (Encore deux, cette semaine… !). Dans ce cas-là par contre j’interviens et suis très réactive pour faire respecter mes droits.

Cà peut arriver à tout le monde de se tromper et d’utiliser par erreur. Cela m’est arrivé une ou deux fois par le passé à moi aussi. Mais dans ces cas-là, la première chose à faire est de corriger immédiatement et de présenter ses excuses. Mais quand on le fait sciemment et qu’en plus on persiste et signe, cela relève vraisemblablement de la bêtise …!

A bon entendeur, salut !

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